хороший бонза из мягкой карамели!!

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Les aventures de Cro-Magnon et Crocs-Mignonnes
ANATOMIE D'UN COUP DE FOUDRE.
(Et ça fait mal, mais c'est pas pire qu'un coup de lune)

Petite présentation de la situation : une rue banale, ni plus crade, ni plus propre dans une ville moyenne de notre beau pays.

Les personnages :
un mec, ni plus crade, ni plus propre, même s'il n'utilise pas de sent-bon, que la plupart des poilus.
une fille, ni plus moche, ni plus belle, même si elle a oubliée de se maquiller ce matin, que la moyenne des gonzesses(s'il existe une moyenne de la beauté.)

Il est important que l'ensemble soit moyen car la tendance à la glorification se fait à partir de l'unique ou du rare ou du différent (c'est pour cela que la plupart des moyens qui ne s'assument pas comme moyen (les moyens sont cons), essayent de sortir du lot, tout en étalant leur moyenneté.)
Enfin, bref...


Le matin. Je me lève, encore une putain de journée qui débute (encore un matin, matin pour rien). Vais-je aller chercher du boulot ? Ah, non ! Je suis retourné à la faculté, peut-être aller en cours ? Non plus. Je vais aller zoner un peu, passer au bistrot en bas, voir si les piliers sont toujours là à huit heures du mat' à carburer au pastis. Dire bonjour au patron, reluquer la serveuse qui elle aussi est étudiante et qui bosse un peu pour... Pourquoi ? J'en sais rien et je m'en fous, elle est mignonne et le matin j'en demande pas plus, ni moins. Parfois, elle me sourit, ça met du soleil dans ma tête. On s'est jamais parlé. A part : "je te sers quoi ?" "Un café" ou "un demi", ça dépend de l'heure.

Enfin, chuis encore dans mon pieu. Sortir, préparer le café, ah, non ! Je me suis mis au thé, ça bouffe moins l'estomac. La gueule dans le cul, j'avance dans le brouillard, pour arriver à mon évier. Je passe sur la préparation du thé, le p'tit déj' et le débarbouillage de face. Habillage, posage du cuir sur les épaules, cuirasse contre les cons et la connerie du monde. Descendage d'escalier. Cassage de gueule.

Le bistrot. Les piliers discutent, tout et rien, j'entends, parfois j'écoute, parfois je participe au forum démocratique et populaire.
Des fois, je me demande comment ils étaient les piliers avant, quand ils étaient jeunes, quels espoirs, quels rêves. Comment je serais quand j'aurais leur age ? On s'en fout. On verra bien, se jeter dans le feu de l'action, on verra ce qu'il en sortira. Je finis mon café, je dis tshaw à la ronde, les pochetrons s'en foutent, ils sont dans leur monde.

Dans la rue, je m'arrête, je hume l'air, j'attends que mes yeux s'habituent à la lumière extérieure, j'essaye de m'approprier la rue, de me sentir dans mon élément. Un client du bistroquet me pousse, "t'es obliger de squatter devant la porte ?" Il me sort de mes rêveries, celui-là. "Pardon" et je me pousse. La rue n'est pas très animée, c'est qu'une rue transversale, je vais à l'arrêt de bus, tout le monde s'ignore, tourne la tête, presque s'ils sifflent pas. Direction, l'agence d'intérim, pour faire comme notre étudiante-serveuse. Je fais les choses à l'envers de demandeur d'emploi à étudiant dans une fabrique à chômeurs. C'est tout le drame de ma vie, toujours à l'envers, toujours en retard. Je laisse l'avenir et l'avant-garde à ceux qu'aiment ça, mon présent c'est le bus.
Je vois le paysage défilait, c'est joli quand on y pense. Je vois les oiseaux mais je les entends pas, c'est le drame en ville.

L'agence d'intérim, il faut squatter chez eux, sinon le boulot tu peux te le carrer bien profond. Des fois, je me demande si les
facultés et les agences d'intérim en tout genre, c'est pas pour soulager les chiffres du chômage, des fois que ça serait trop
lourd pour les experts. En tout cas pour moi, c'est relou, pis c'est chiant.

J'en suis là de mes pensées de merde, quand je vois au loin, une demoiselle. Oui, je sais, c'est pas original, mais les trucs
qui font changer les idées c'est que les filles, le foot et un peu l'informatique. Et là, la vue de la demoiselle, me sort de mes pensées. Elle ne m'a pas vue. Tant mieux, je fais pouvoir faire appel à mon instinct de prédateur, et la surprendre telle la proie qu'elle est pour moi. Draguez, les filles, et pas dans la finesse, on n'est pas fin.

Et vlan ! Je me casse la gueule, près d'elle. Elle me regarde et ne dit rien. Là, il y a plusieurs possibilités, car vous l'aurez remarqué j'ai changé de technique de drague en cours de route. De la
technique du chasseur félin, je suis passé à la tactique Pierre Richard (d'autres disent Gaston Lagaffe). Jouer au con, parfois ça marche, parfois non. Elle s'approche de moi et me tend la main, car je suis resté à moitié assis. Je la regarde. Elle sourit, m'aide à me
relever et se met à rire franchement. Autant, j'aimais bien son sourire, autant son rire me fait sentir qu'elle se fout de
ma gueule, et ça j'aime pas. "Merci", "De rien, mais fait gaffe la prochaine fois." A ce moment là nos regards se croisent.

On ne dira jamais assez la puissance du regard, la gonzesse aura beau avoir une carrosserie de carrosse (c'est à dire très jolie), si dans les yeux ça passe pas, eh ben ! Ca passe pas.

"Putain y'a de l'orage" pensais-je. Le ciel devenait gris, un coup de tonnerre tonna. "tiens, le tonnerre avant l'éclair,
c'est bizarre ça" repensais-je. "Tu vas voir, la foudre tu va la prendre sur la gueule, sûr."
En effet, on pris tous les deux la foudre sur la tronche. Croyez-moi, ça electrise.
Je la re-regarde, elle est mignonne mais pas belle. Elle me regarde avec une moue qui en dis long sur ce qu'elle pense de moi.
Je me demande ce que je fous là, elle aussi j'ai l'impression. Pourtant, y'a quelquechose, qui va pas.

J'ai l'impression que toute mes cellules me disent "allez, bouge ton cul, gros con ! Y'a du bon dans cet autre corps. Les messagers phéromones nous ont prévenus. Allez quoi, bouges toi !"
Et malgré moi me je me rapproche et je la hume. "Est-ce que ses cellules lui disent la même chose ?", je me laisse guider
par son parfum.

Putain, j'en suis où ? Je dois avoir l'air con avec mon nez dans son cou à sniffer... Comme un camé. Elle me repousse... Les gens nous regardent, mais je les emmerde... Elle, par contre ça a l'air de la gêner... le regard des gens...
L'éclair a pas eu le même effet sur nous deux ou alors l'effet est le même mais pas la réaction...
Je comprendrais jamais rien aux gonzesses... D'ailleurs je me demande si elles veulent être comprises... Elles jouent de ça, "ouais ! Tu vois, tu comprends pas les filles, fais un effort"... A force de fréquenter des connes (à moins que l'échantillon que j'ai interviewé en profondeur ne soit justement représentatif de la population féminine, mais je ne crois pas, ça serait mesquin, enfin j'espère pas...), je me demande si les filles veulent être aimées, j'en doute, ni aimées ni comprises, juste respectées, c'est leur nouveau dada... Et moi je fais pas dans le respect si j'aime, je respecte (quoi que "aimer" puisse vouloir dire), sinon je m'en fous, une bienveillante indifférence. Je respecte pas pour respecter... Je respecte pas plus une fille qu'un mec... Je respecte les individus respectables...
C'est dingue la demande pour le respect qu'il y a de nos jours... Les gens veulent être respectés en te crachant à la gueule... Et le délire de l'excuse... Oui, je viens de banlieue donc si, donc ça... Moi j'ai une excuse pour être une crevure... Désolé mec, mais j'ai connu des mecs qui venaient de quartiers craignos et qui pourtant se battaient et ne chercher pas d'excuses...
De même pour les femmes, ah ! Mais oui ! Mais moi je suis une fille... Ce n'est plus une excuse mademoiselle, en détruisant un système pas forcément juste (et même franchement injuste, mais j'y étais pas et parait-il j'aurais fait parti du camp qui en aurait profité) vous (enfin pas vous forcément mais des femmes en votre nom et même si vous étiez pas d'accord. Maintenant il faut assumez le changement de rôle et nous les mecs aussi) avez détruit un équilibre, donc il faut en retrouver un nouveau... L'égalité... Homme-Femme, Femme-Homme, ouais pourquoi pas, à condition de pas vouloir le beurre et l'argent du beurre...
Et dire qu'il y en a qui pense que je suis aigri... Sourire, rire, esclaffement, rire à gorge déployée... Je suis pas aigri, je pète un plomb c'est tout c'est pas grave... Je me trouve même plus équilibré que certain qui sont en couple qui s'emmerdent ensemble et qui restent ensemble, même pas marié, parce qu'ils ont peur d'être seul ou peur d'être catalogué célibataire... Ah, l'opprobre !!! Célibataire... Le célibataire, l'incapable de se sortir une fille ou la future vieille fille... Ou dans l'autre sens, le célibataire Dom Juan ou la Salope (Ah! La réputation de salope, c'est un truc assez coriace...) Tout ça c'est de la future graine de divorcés avec des gosses baladés à droite chez les grands-parents, chez le père, chez la mère...
Et encore y'a des cons de futurs divorcés qui vont me faire chier avec leur cérémonie religieuse devant Dieu... S'ils le respectaient un minimum leur Dieu qui est aussi accessoirement le mien, ils n'iraient pas le déranger pour se séparer dans trois ou quatre ans... Bande de connards et de connasses... Si ça se trouve moi qui ne jure que par la sensation ayant été échaudé par l'emploi abusif de certains mots, par les mots (mots d'"amour" que les gens utilisent sans même les ressentir ni savoir ce que cela représente), je crois plus ou en tout cas je ressens plus qu'eux ce qu'ils appellent Dieu ou Amour. Tout comme je ressens (peut-être, qui sait qui ressent quoi ?) plus les sentiments positifs, je ressens de même les sentiments négatifs (haine, colère, envie, jalousie, concupiscence)... Je ne suis ni meilleur ni pire qu'un autre... Mais quand je hais, c'est hargneux et violent même si c'est pas physique (juste symbolique)...
Après cette digression un peu longue ou je me suis étalé impudiquement... comme à chaque fois que je laisse mon esprit vaquer. je devrais me lancer dans la méditation transcendantale qui est si je dis pas de conneries l'effort pour ne penser à rien en étant immobile et de manière prolongée... Ca repose le cerveau il parait...

Je me suis dit tout ça au moment où elle me repoussait, une dizaine de seconde ont du se passer... Mon visage et mon regard toujours planter dans le sien mais sans la voir ont du passer par tout le spectre des expressions possibles... Elle était blanche et ne pouvaient détacher son regard du mien, c'est moi qui rompit le contact... J'esquissais un maigre sourire, je m'étais encore énervé tout seul en cogitant dix secondes ça me suffit pour partir en vrille... Tu m'étonnes qu'on me donne la réputation de lunatique, c'est même pas en fonction des cycles de la lune ou des marées que je change d'humeur c'est en fonction de vibrations humaines ou même des miennes... c'est bizarre...
Elle essaye de me rendre mon sourire, sa grimace n'est pas convaincante, je lui demande à quelle heure elle finit et si ça l'intéresse de prendre un pot avec moi après son boulot... Elle botte en touche en me disant qu'elle finit tard... Elle me prend ouvertement pour un con, elle bosse dans une agence d'intérim ces cons bossent pas jusqu'à 22h. M'enfin bon je relève pas, je lui demande donc si son numéro de téléphone mais je sens de suite que c'est une mauvaise idée, je finis pas ma phrase, je lui tend un papier avec mon numéro que j'avais griffonné le matin pour la serveuse qui m'avait répondu qu'elle l'avait déjà... (Elle m'a toujours pas appelé d'ailleurs...)
Je lui donne le numéro sachant pertinemment qu'elle ne me rappellerait pas et que si elle rappelait, je ne donnerais pas suite... Enfin faut voir...

Encore un coup de foudre foiré, faut dire que ces derniers temps j'ai tendance à en accumuler deux ou trois par semaine... Ca me décroche un sourire et je laisse tomber ma recherche de boulot, je vais prendre l'air et marcher dans la ville... Zoner dans les librairies, les bouquinistes... Bouffer un kébab si le Turc est ouvert sinon j'irais vomir chez mac do ou alors un sandwich, chez Lucette... Bof ! On verrait en fonction du fond de mes poches... et pis le soir j'irais chez ma mère m'inviter et peut-être dormir...
Encore une journée constructive au royaume des branleurs...


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bonbonze à écrit:
Ah que coucou !

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houggy a écrit:
Mais c'est ça la liberté !
Tu connais, bien sûr, le film "Les 7 Samouraï"?
Ben c'est ça, tu es un jeune samouraï libre et conscient du bonheur de savourer la caresse du soleil et de pouvoir se laisser guider par les parfums des vents...et un jour le destin mettra sur ta route une noble cause dérisoire aux yeux des Moyens, pour laquelle tu te battra en toute innocence.
(et moi au lieu de rêver et de me laisser envahir par la poésie de la vie, je ferais mieux de me bouger le cou pout trouver du taf...)
_______________________________________________
Marcel a écrit:
Cher Petit scarabée, ce que tu appelles "liberté" j'appelle ça abandon...
Bon c'est toute une philosophie de jeune samouraï mais pour faire court, on ne peux pas "donner" la liberté (que ce soit à des esclaves ou à des serfs ou à des salariés - servage plus doux) on peut juste abandonner... cad refuser la responsabilité de...

La liberté se gagne, effectivement, au bout d'un combat qui est loin d'être aussi photogénique que dans les films, c'est largement plus prosaïque voire sordide.

Bon, ben, moi, pendant que tu t'abandonnes à la poésie, je vais arréter de faire du tragique et retourner bosser.

Amicalement.
_______________________________________________
Marcel a écrit:
Je crains d'avoir répondu à coté d'une question qui n'existait même pas. Mais bon ça sera pas la première fois que je dérive pour arriver nulle part



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