Merci de votre visite. Ici, tout est gratuit, vu qu'il n'y a rien à vendre.

VERS LE BAS DE LA PAGE
M
A
R
C
E
L

Marcel part en couille et reviens en stop ...
Une petite explication sur ce texte. C'est un vieux texte (vieux tout est relatif deux-trois ans au plus, largement romancé mais basé sur des faits réels, toute ressemblance avec des personnes ayant existé serait plus que probable puisque que je connais encore du monde qui vit comme ça). Quoi de plus, bof ! Pas grand chose, vous aurez sûrement remarqué ma prédilection pour les couilles en ce moment (les miennes de préférences) je sais pas d'où ça vient, demander à un psy (pas au bonze il est spécialisé dans les crustacés et mollusques : les moules quoi !).

Elle était là. Belle comme dans un rêve. Un rêve érotique. Mais pas un rêve érotique au rabais comme sur M6 le dimanche soir, même si ça peut aider les taulards et les crève-la-baise (de toutes façons maintenant ils ont XXL). Non, mon rêve érotique je ne vous le raconterais pas, c'est intime, merde ! En plus je suis très pudique. Pouf Pouf. On reprend.

Elle était là, belle comme dans un rêve (d'ailleurs, ne rêvais-je pas, serais-je à la limite du sommeil et de la veille -non pas de la vieille), mollement affalée sur le matelas à même le sol, nue. Est-ce qu'elle sourit ? Non, elle tire la gueule. La chanson "13ème section" de Taxi Girl se termine, les Béruriers Noirs entame leur "manifeste". Drôle de transition, drôle de cassette, drôle de musique. Elle, au début du troisième millénaire, écoute une musique de la fin du XXème. Drôle de fille, intemporelle.

Un peu d'action, elle se lève et contemple le mur. La peinture s'effrite, l'humidité faisait des tâches. Elle passa sa main dans ses cheveux - quelle couleur ? Bleus ? Violet ? Ses yeux noisettes lançaient des bombes à eau quand, regardant par la fenêtre, elle vit le monde et ses contemporains. Elle mit une chemise, ferma un ou deux boutons pour cacher sa nudité.

Son compagnon ronflait toujours sur le matelas, en caleçon, la tête sous les couvertures, le cul à l'air. Elle ouvrit la fenêtre, il frissonna, chercha les couvertures et tomba du matelas. Il ne tomba pas de bien haut, mais ça le réveilla. Alléluia, mes frères ! Elle se retourna, il se redressa et s'assis sur le sol. Elle le regarda, il la regarda, ils se regardèrent, tralala-lalère.

Les yeux collés, la tronche enfarinée, la tête dans le cul, il articula un bonjour qui ne passa pas la barrière de mucus qui lui bloquait la gorge. Il toussa, racla. Un glaviot dans la bouche, il chercha une cible pour son tir salvateur du matin. La salivation augmentait, il se leva, se dirigea vers l'évier et cracha sur la vaisselle sale.
- T'es crade, furent les seuls mots qu'elle lui adressa avant de se retourner vers la fenêtre et le monde bruyant et remuant comme une bête malade.
- Con, ni bonjour, ni merde, bienvenue dans le monde des vivants, dit-il pour lui-même avant d'aller pisser et calmer son érection matinale, ce qui lui permettra de se vêtir d'un slip et d'un jean, avant d'aller prendre son petit dèj'.

La cassette continuait tranquillement, égrenant son chapelet alternatif on en était à "les iroquois à cheveux verts", la Souris Déglinguée et "En France" suivait. Il appuya sur stop. La télé était posé sur l'étagère du haut, trônant sur cet univers petit et clos. Il l'alluma. Des clips, des dessins animés (ça il aimait bien, c'est débile, c'est bien), un peu d'infos. Elle l'éteignit. Il alluma la radio. La station qu'ils avaient écouté la veille au soir, une radio associative dans la galère, faisait entendre la voix d'un animateur journaliste local ensommeillée. Des nouvelles locales (pour ne pas dire du quartier - la mère Michel a perdu son chat), des bons plans (sortir pas cher, j'te dis, pas cher) pour les pas beaucoup de thunes, des chansons plus ou moins engagées mais que l'on entendait rarement sur les ondes nationales.

Elle était toujours accoudée à la fenêtre en chemise, le froid s'engouffrait dans la pièce.
- Tu veux te faire reluquer ou tu veux que je meure congelé, dit-il riant.
-Ecrase !
Elle ferme la fenêtre, s'y adosse, les yeux dans le vague, et se laisse glisser au sol.
- Tu veux du thé ou du café ? demanda-t-il
Elle fit un T avec ses doigts, il lui sourit, elle le regarda. Il fit bouillir l'eau. En attendant, il alluma une blonde. Elle roula un pétard. Qui roule, bamboule, elle l'alluma. De toute façon, il roulait rarement et il avait sa blonde. Après quelques taffes, elle proposa un échange. Il refusa d'un signe de la main. Ils fumaient en se regardant. Dole de regards. Tout est drôle chez ces gens là.

La bouilloire siffla faiblement puis plus fort.
- Tu le bouges ton cul ! Elle rie.
- C'est toi la femme, chérie. Aux casseroles, femme ! dit-il l'air sérieux
Elle lui balança un coussin en travers de la tronche, qui faillit renverser la bouilloire. Il prépara le thé. Ils le burent en silence, une chanson de Béranger (François) passait sur les ondes. Une chanson qui parlait d'arrêter le boulot et de faire le tour du monde dans sa chambre avec sa belle. Boulot encore un mot barbare. Mais utile pour se faire du flouze.

Elle éteint à la fin de la chanson. Ils avaient fini leur thé.
- Une deuxième tournée, ma grosse ?
- Salaud !
- Je voulais dire : ma gosse, chérie.
- Enculé de faux-cul !
- Quelle vulgarité.
Puis ils se turent.

Il était 6h30. Une nouvelle journée commençait. Un étudiant et une chômeuse voyaient le soleil se lever sur les bâtiments urbains. Dehors, le voisin motard partait pour sa journée de manutentionnaire parfois rocker. Ils lui firent un signe. Un majeur tendu fut la seule réponse qu'ils eurent mais un sourire filtra à travers l'intégral. Il était de bonne humeur ce matin. Ils bouffaient à la fenêtre des biscuits à la con, un jus d'orange pour finir.

La matinée coulait, que faire ?
- T'as cours !
- Et toi, t'as ANPE !


PRECEDENT - SUIVANT



_______________________________________________
babzz a écrit:
c'est vulgaire
_______________________________________________
deuxfoisneuf a écrit:
Ce n'est pas marrant mais pas vulgaire non plus, c'est la réalité qui est vulgaire et pas marrante non plus.
_______________________________________________
fanfan a écrit:
Je confirme le commentaire que la chose de la machine a bouffé : J' ADORE !
_______________________________________________
cornofulgur a écrit:
Je connais et j'apprécie tous les musiciens cités.
Merci d'avoir parlé de Béranger.
J'ai l'impression, que tu as un âge proche du mien.
T'as connu le narcisso-show ?


_______________________________________________
Kelkun a écrit:
L'Artichaut show? C'est quoi ce truc ?



AJOUTER UN COMMENTAIRE
Votre message sera modéré avant sa mise en ligne

PSEUDO



Recopier les chiffres figurants ci dessus:

Smileys
VERS LE HAUT DE LA PAGE


Tri sélectif
Tri alphabétique
Tri par notoriété
- Afficher tout

- Le psycho-test de Marcel
- RAD RAF RAS
- Big Sister a décidément de très beaux yeux.
- En attendant ducon
- La bataille de la cuvette des chiottes
- LES CHRONIQUES DE LA GUERRE DES SEXES
- Entendons nous bien !
- Conte de fée champêtre de printemps
- Pot pourri de pensées senteur orchidée
- De la pelouse dans le désert
- Tranche de vie
- Les aventures de Cro-Magnon et Crocs-Mignonnes
- Marcel pète les plombs et allume la lumière
- Marcel part en couille et reviens en stop ...
- En avant la zizique !!!
- Le punk-pèlerin
- Le cocotier de Grand Bassam, le Cube Maggi, ma petite salope en sucre, le con et le couillon
- Marcel et ses insultes - le retour I'LL BE BACK (dixit terminator)
- DES INSULTES ET DE LEUR BON USAGE

VERS LE HAUT DE LA PAGE


article lu 7627 fois.