Si tu cherches la lumière, Petit Scarabée, il te faudra trouver l'interrupteur...

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En avant la zizique !!!
Résumé de l'épisode précédent : un gros cave se barre et pense (ça résume bien, non ?)

Eh, ben, c'est pas la joie ce soir ! Pas un petit morceau de mouche ou de vermisseau pour me sustenter. C'est pas tant que ça que les gars de la terre soient radins, ils ont toujours l'assiette du pauvre à leur table, mais faut la trouver, leur table. A faire le zazou, je me suis perdu dans la forêt - et pourtant il en reste plus grand chose de la forêt aujourd'hui quand on imagine qu'elle couvrait les trois quarts de la France et de l'Europe avant (je sais pas exactement quand), ça rend modeste. Mais moi, con comme je suis, je me suis perdu dans une forêt de pacotille. Alors question bouffe, ça calme. Et puis en plus j'vais dormir où ? Finalement, je me suis posé le cul au pied d'un arbre (je sais pas exactement quoi, moi sorti des platanes qui bordent les avenues, je connais pas). Son tronc me sert de dossier, croyez-moi ça redresse les dos courbés. M'enfin là n'est pas le propos, j'ai la dalle. Y'a quoi à grailler alentour ? Je me relève et fais le tour du proprio (au moins pour ce soir)... Pas grand chose... Des champignons... J'vais éviter, on sait jamais sur quelle saloperie on peut tomber, j'ai pas envie de crever comme un rat dans une forêt perdue... Des baies... Même problème, si jamais c'était vénéneux... Bah, je tente quand même... Beuh !!! ... C'est acide mais je suis pas mort. Oh putain un buisson de ronces, ça je sais que ça fait des mûres... Bingo !!! Je vais me casser le bide à la mûre.
Repu (enfin faut le dire vite) je me rassois au pied de mon arbre. Et comme dessert, je m'offre un insecte qui passait par là et qui demandait rien à personne. Tant pis pour lui. Il fait nuit, j'ai pas vu ce que c'était comme insecte, heureusement j'aurais peut-être vomi les mûres avec lui. Trêve de conneries, la vie au grand air ça change, je sais pas l'heure mais il fait nuit et j'ai rien à foutre donc dodo. Je m'allonge à même le sol (j'ai même oublié un sac de couchage). Et là, en essayant de m'endormir, j'entends les bruits de la forêt à qui l'on ne prête pas attention tellement on est bruyant de vivre dans des endroits à notre image. On prend conscience que la vie n'est pas qu'humaine et qu'elle est même parfois hostile à l'humain. Putain, j'me tape un coup de flippe là. J'vais grimper dans l'arbre pour rendre hommage à mon cousin le chimpanzé et j'vais dormir là haut. Putain, c'est pas stable un arbre, ça bouge ou alors depuis quelques millions d'années j'ai perdu l'habitude. J'ai bien essayé comme j'ai vu faire les singes à la télé, de m'accrocher à une branche avec ma queue mais je me suis cassé la gueule...
Bon, j'vais pas me laisser emmerdé par un arbre quand même, je remonte, je trouve une position à peu près stable et confortable. Et je tente de me rendormir, les bruits de la nature me berçant.

Je commençais à rêver, je sais pas trop de quoi, c'était embrouillé, quand j'entendis un son strident et fluctuant (je trouve pas les mots), j'ai encore failli me casser la gueule. Je m'accroche à une branche et j'essaye de déterminer d'où ça vient. Petit à petit, je distingue ce que c'est : une cornemuse... Dedieu... Ca existe encore ces trucs à l'époque de l'électricité et du R'n'B. Une puis deux puis trois qui font comme si elles se répondaient, de trois endroits différents. En plus les cornemuses semblent se déplacer. Puis un grand BOUM, là je me casse vraiment la gueule, BOUM BOUM. Mais lui il bouge pas. Je me relève, je caresse ma bosse (consécutive à mes deux chutes) et je détermine un tambour d'eau. Putain, on se croirait en plein film avec des sauvages anthropophages (ou alors dans BraveHeart avec les Ecossais, question cornemuse c'est plus ça).
Bon, ils font des cérémonies druidiques ici (pourtant je suis pas en Bretagne) ou un culte satanique quelconque ou alors des orgies... Ouais ! ... Une orgie... Puis finalement non, je suis pas invité c'est pas intéressant. La curiosité me poussant au cul, je me dirige vers le tambour d'eau (qui lui ne se déplace pas, je vous le rappelle, pis quand vous aurez vu un tambour d'eau, vous comprendrez pourquoi le gars ne se déplace pas avec).

Cahin-caha j'arrive près d'une clairière ou il y a un grand feu genre feu de la Saint-Jean. Je m'approche subrepticement tel un serpent (en plus vertébré quand même), je vois les tambours d'eau, puis petit à petit des gens arrivent, filles, garçons, vieillards, vieilles, femmes, maris et même les chiens. Discrètement dans un fourré je m'assois et j'attends la suite. Les cornemuses se rapprochent, je crois que c'est bon, je suis au bon endroit. Elles jouent une sorte de marche mais en moins militaire et moins martial, juste un truc pour s'accompagner quand on marche sur de longue distance. J'en viens à penser que les gars qui soufflent dans les cornemuses doivent avoir de sacrés poumons pour marcher et souffler dans ces machins. D'autres musicos arrivent dans la clairière vielles, violons tout le toutim pour un musette bien d'une époque antérieure et pourtant les jeunes sont là. Pas forcément arriérés faut dire, fringués kif comme moi excepté la crête faut pas déconner non plus.
Le musette commence quand les cornemuses arrivent, les gars essoufflés s'en vont se rafraîchir à la buvette et pas à l'eau à ce qu'il me semble de là.
Une chose me frappe, ce sont essentiellement des danses de groupes, une dizaine de personnes dansent ensemble sur une chorégraphie bien établie. Et il ne semble pas qu'il y ait de rejet dû au physique ou autre. Bien sûr, il y a des préférences, un jeune homme reluque une demoiselle et celle-ci ne semble pas indifférente. Ca fait drôle quand je me rappelle les sorties en boites avec les collègues ou les pogos dans les concerts, c'était différent. On était rassemblé voire même entassé dans une boite (un truc fermé quoi, comme s'il voulait pas qu'on en sorte) mais on était seul, on dansait (danser ? Pour le pogo ?) seul, les gens se regardaient en chien de faïence. Bizarre, maintenant que j'y pense ensemble mais seul. Et ne me parler pas des slows et autres valses (des slows et des valses pour un punk, non mais...) qui ne sont plus qu'une manière de porter l'estocade pour tirer un coup (si ça a été jamais autre chose). Vade Retro ! les danses à deux.

La musique s'arrête, j'arrête de penser et je regarde. Merde, je suis repéré. Bon, y'a pas de coq c'est déjà ça... Mais y'a des clebs...
Une charmante demoiselle (ne pas confondre charmante et jolie mesdemoiselles, le charme est une chose la beauté en est une autre... Enfin, moi, ce que j'en dis...) parle aux gars de l'orchestre (pour me faire mentir y'a deux gonzesses dans l'orchestre : -) ) puis viens vers moi. Qu'est-ce que c'est ce bordel ?
Elle me veut quoi ? J'pensais qu'ils allaient me lancer les clébards et c'est une demoiselle qui vient... Elle me prend par la main et me traîne près du feu. Les vieux me regardent de manière assez hostile, les vieilles se signent - eh ! Oh ! Merde, je suis pas Satan quand même ? ! Les autres filles et garçons se regardent, l'orchestre se met à jouer une bourrée, un mec me cède sa place et c'est parti.
Stop, je sais pas danser la bourrée, moi, merde !!! Je tente vainement de comprendre et de suivre mais au final je me retrouve dans les bras d'un garçon qui me repousse vigoureusement et je me casse la gueule pour la troisième fois de la soirée. Au moins ça détend l'atmosphère, les vieux sont hilares, les vieilles se signent, les maris et les femmes s'en foutent, ils discutent à table. Le mec reprend sa place dans la bourrée et la danse continue. Je m'éclipse dans un coin, à une table où il n'y a personne à par un gars qui ronfle, probable qu'il a déjà trop bu.
A la fin de la danse, la charmante demoiselle revient me voir. Elle est toute souriante. Je touchais ma bosse, c'était pas bien grave, ce soir je sais où je vais dormir pensais-je avec un sourire...

A suivre - peut-être...


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usher69 à écrit:
wech ls cebataire 30kil
_______________________________________________
scorpion à écrit:
je n'ai qu'un mot : CHARMANT : ^ )
-=][scorpion][=-



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