Si tu cherches la lumière, Petit Scarabée, il te faudra trouver l'interrupteur...

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M
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L

Le cocotier de Grand Bassam, le Cube Maggi, ma petite salope en sucre, le con et le couillon
"Deux mille ans de connerie ! Voilà où on en est."


Ne sachant pas trop comment poursuivre cette charmante série sur les insultes - je sais que je vous ai promis que je m'occuperai des pédés et des enculés (en tout bien tout honneur) mais j'ai encore rien trouvé de bien marrant - je me suis consacré à l'insulte à travers le monde et à l' épopée du con. Une épopée pleine de suspense et d'angoisse, de rebondissements et d'amour (Oui, de l'amour même dans les insultes, si, si, je l'affirme).

"Il ne faut pas avoir peur d'être con.
- On n'a qu'une vie."

Je vous avais promis la blague du casque, la voici (je vous préviens c'est d'un goût douteux, comme moi) :
Demander à un copain (les copains partagent le pain, les copines partagent ... Oui ... Bon, ça va maintenant) si il (elle) - c'est à la mode ce genre de notation bisexuelle; une évolution des moeurs sûrement - a déjà touché la chatte d'une femme (d'un homme ç'aurait été dur) avec ses oreilles. Généralement la réponse est non. Demander alors : "T'es né(e) avec un casque, ou quoi ?"
Voilà, voilà.

L'épopée du con.


Génèse du con.
"Quand t'es con, c'est à vie."

Mais quezacko un con ? Ben, généralement c'est pas nous (vous, je sais pas mais moi, non), les cons c'est les autres (comme l'en fer pour Sartre de Dante ou l'inverse je sais plus bien). Tous les autres ? Ben, oui ! C'est un peu comme l'expression "Toutes des salopes sauf ma mère" ("et ta femme ?" ou "Oui, ta mère c'est la reine). Tous des con(ne)s sauf moi.
Plus sérieusement, voici la définition du con de R. Edouard dans le dictionnaire des injures (y'a des dicos, pour ça ? Faut croire.) :

"On traite de con toute personne - amie ou ennemie - avec laquelle on se trouve momentanément ou définitivement en désaccord."


Où le con n'est pas celui qu'on croit.
"On utilise pas la totalité de notre cerveau, si on veut, on peut être encore plus con."

Le con serait donc l'imbécile, celui qui ne nous comprends pas, pas parce qu'on s'exprime mal, mais parce qu'il est bête (encore une insulte - on se demande pour qui ? - à étudier). "Enlève ton masque on t'as reconnu". Le saligaud, il se planquait.
Mais reste toujours la question du pourquoi. Pourquoi un imbécile serait-il assimilé à l'organe sexuel de la femme (on se demande pour qui c'est le plus injurieux ?), mais non pas à celui de l'homme (con comme une bite, je sais)? Et pourquoi un con et pas un vagin ?
Là, on entre dans un truc un peu chiant, si ça vous emmerde, passez à la suite.
L'imbécile est un impuissant (dans le sens qu'il n'a pas la puissance, qu'il ne peut pas faire), et l'impuissant est un imbécile incapable d'agir sur le sujet et que, pour cette raison, le sujet méprise en lui déniant tout prix, toute valeur.
Là on touche du doigt le fond du problème (toujours sans sous-entendus), mais nous ne sommes qu'au niveau externe, il nous faut maintenant entrer dans la logique interne de la chose, mettre les mains dans le cambouis, triturer le moteur, en bref retirer la substantifique moelle de cette injure si courte et si
révélatrice : "con".

La vérité est ailleurs.
"Avec toutes les têtes de cons qui bossent à RTL c'est plus une radio, c'est la télé ..."

Entrons dans la mécanique de la chose, selon le bouquin qui m'inspire sur le moment pour cette ch'tite étude du con (pas l'anatomique l'autre. Pour l'étude du con anatomique, je le ferais sans vous, merci de respecter mon intimité), celui-ci tire (allons bon !) ses connotations d'une structure profonde qui fait de l'acte sexuel le prototype de tout acte (le cul mène le monde, tout le monde le savait et personne ne m'a rien dit, c'est un scandale, je retourne baiser tout de suite, chérie... chérie... Merde, elle est partie). Et par conséquent - je m'attend à des aboiements
de la part des chiennes de garde à propos de ma misogynie galopante (chienne qui aboie ne mord pas, et galope oui mais vers où ? - un cavalier qui surgit hors de la nuit, cours vers la vérité au galop) - le vagin est le prototype du patient, de l'objet
qui subit l'action.
Cela réfère à un système d'expression où l'action et la puissance sont inconsciemment assimilés à l'acte sexuel dans lequel le mâle et le pénis sont les sujets et les agents alors que la femelle et le vagin sont les objets et les patients.
L'acte sexuel est donc la relation de puissance et d'impuissance entre l'agent actif et le patient passif.
Le con est le patient impuissant de l'acte qu'il subit passivement. Je propose pour que les femmes ne deviennent pas feignasses (sexuellement parlant, pour le reste cela ne me concerne pas) que, messieurs, vous vous allongiez sur le dos et laissez faire ces dames, qu'elles se démerdent. Je tiens à préciser aux imbéciles qu'il faut avoir déjà trouvé la partenaire adéquate (elle a pas des quates elle a des tresses), ne vous allongez pas au milieu de la rue, nue avec le sexe en érection, ça ne marchera pas. Oui, même avec du miel, les femmes ne sont pas des mouches.
Pour faire court est définitif :
Le con est celui qui est toujours baisé.
Ca prend une autre signification main tenant, hein.

Deus Ex Machina.
"On est pas plus con que l'opinion publique."

Mais ça serait trop facile comme ça. Le coupable idéal, le sexe féminin, toute les apparences sont contre lui, la passivité de la femme (dans la position du missionaire,je précise, avec une lime à ongle si elle s'emmerde), la facilité de glissement de la langue française vers les zones sombres du cul et de la vulgarité (comment ça j'en suis le prototype ?).
Non, messieurs les jurés, ce sexe est innocent (oui, oh enfin, innocent pour ça, pour le reste, mais c'est un autre débat) et je vais vous le prouvez de ce pas, immédiatement, présentement, tout de suite.
Car le mot incriminé est relativement récent dans le sens d'imbécile. Le moderne con (avec son sens) serait un dérivé tronqué du plus ancien conard (avec un seul n) qui serait un synonyme de couillon.
Aïe, ça se complique, il va falloir examiner le cas du sieur Couillon.

Mes couilles !
"Les mères des cons, elles sont toujours enceintes."

Le sieur Couillon qui est-il ? Plusieurs sens, plusieurs casquettes pour ce lascard, mais vraisemblablement dans le cas qui nous occupe ici, il a un rapport avec les couilles. La place des testicules dans la geste érotique est assez paradoxale. Car si nous prenons (hum !) comme nous l'avons déjà fait le penis comme l'agent (celui qui fait) et le vagin comme le patient - non, on est pas chez le docteur - (celui qui subit passivement - quand à cela, il faudrait réussir à me faire croire que seul les hommes prennent du plaisir et que les femmes ne font l'amour que pour faire plaisir
ou procréer ? mais c'est vrai que c'est quand même le gars qui fournit tout le boulot dans le coït, merde - et là, j'en reste coi). Dans ce système le pénis est le protagoniste, l'acteur et le
champion, tandis que les testicules seraient les compagnons, serviteurs, suivants, un peu futiles et dérisoires.
Ah, ah ! Nous y voilà, quand on dit "pour faire l'amour il faut être deux" (je sais pas si "on" le dit, mais moi je le dis.), cela implique deux acteurs (revenir plus haut pour ma remarque sur la passivité des femmes).
L'insulte, si elle se base sur l'inutilité, prouve bien que dans l'acte sexuel lui-même les plus inutiles et les plus impuissantes (on leur demande pas leur avis) ce sont bien les couilles. Ce sont un peu les teneurs de chandelle, qui squattent à la porte alors que l'action se passe à l'intérieur (appréciez la finesse de l'image qui renvoie à l'image du garage - ça par contre c'est moins fin.)
Ces mêmes couilles sont inutiles pour l'acte lui-même mais non pour la procréation, cela ramène à sa juste place cette notion de toute-puissance, c'est à dire aux chiottes. Reste à savoir aussi, si ces couilles ne procèdent pas au rapprochement dont résulte l'acte sexuel - un peu l'entremetteuse des siècles derniers - cela
n'empèche pas qu'elles restent à la porte.

"Voyez l'ingrate trahison
Des ingrats couillons que je porte
Lorsque leur maitr e est en prison
Les ingrats dansent à la porte."
(Le cabinet satyrique.)

The end. La fin en français, j'ai décidé de boycotter les produits américains ...
"T'es un connard !
- Oui mais un virtuose."

Sauf qu'on en reste toujours au niveau du cul. Mais que les dictionnaires nous
disent autre chose (Allo, Oui, ici le petit Robert et le petit Larousse, oui, nous-
même, on vous appelle pour vous dire que vous dites que des conneries, oui, c'est
ça, bonjour chez vous. bip bip bip).
Remontons au sieur Conard (toujours avec un seul n), fi du cul, il serait aussi le
dérivé des verbes conarder au sens de manquer de coeur à l'ouvrage (pas dans
l'acte sexuel - quoique comme nous disions que tout acte se rapporte à l'acte
sexuel ...), mais dans le travail de tout les jours. De plus, nous retrouvons couillon
à peu dans le même sens. Ethymologiquement, le couillon n'est pas une forme
métaphorique de couillon (testicule) mais un adjectif formé à partir du verbe
couillonner -dans le sens de mal faire son travail. Donc le conard serait le cousin du
couillon et l'agent d'une action molle et vaine (toujours dans le sens non-sexuel,
bande d'obsédé(e)s -euh ... là, je crois que c'est l'hôpital qui se fout de la charité).
Quel retournement de situation, le con - qui serait un imbécile - n'a donc rien avec
le vagin ou les couilles et en tout état de cause avec le cul, mais avec le travail, ce
serait une feignasse qui fait mal son travail. Y'aura toujours des cons pour nous
emmerder avec le travail ...

Around the world, around the world ... (Daft Punk)
"La France Profonde c'est les cons dans leur tête pour eux ... le jour où t'auras des cons sur Mars, l'espace on dira que c'est l'espace profond pour les sondages."

Je suis tombé (aïe) sur un article du journal pour emballer les poissons qui a apporté de l'eau à mon moulin.

Direction la Côte-d'Ivoire.
Quelques insultes bien senti venu de la Côte-d'Ivoire :
Diarrhée de phacochère : moins que rien - sous merde ; les insultes s'adaptent au contexte de l'endroit où elles sont utilisées. Qui a déjà vu un phacochère dans nos contrées verdoyantes ? De toute façon quand on insulte, en France, on ne précise pas de qui vient la merde.
Cocotier de Grand-Bassam : celle-ci c'est une que j'aime bien, cela signifie sexe démesuré, dans le sens péjoratif, bien entendu. C'est à rapprocher, j'imagine, de plus c'est grand plus c'est con - et on n'en sort pas. Insulte à réserver aux petites
bites.

Cube Maggi : une autre que j'aime bien, se dit de quelqu'un qui met son nez partout. Car en Côte-d'Ivoire, parait-il, les cuisinièr(e)s mettent du Cube Maggi dans tous les plats.
Démocrate : celle-là je l'adore, cette insulte a à peu près le sens de salope, c'est une femme de petite vertue qui recueille tous les suffrages. Quand à dire que nos politiciens (tous démocrates, je crois) sont des putes, il n'y a qu'un pas que ... Je vous laisse choisir s'il faut le franchir ou pas.
Go sur le web : ça va pas faire plaisir à ceux qui drague sur le web, ou ça leur donnera des raisons de se méfier (tout ce qui brille n'est pas or; j'adore les proverbes populaires, parce que tu leur fais dire ce que tu veux). Cette insulte se dit d'une femme (pourquoi uniquement une femme ? Mystère) tellement moche
qu'elle doit chercher un homme sur le web.
Je crois qu'avec celle là, je vais me faire des ami(e)s ... Non, ne jetais pas les pierres tout de suite, attendez que je finisse quand même.

USA.
Des Etats-Unis nous arrive tout récemment un joyeux "frogging around" qui signifie quelque chose comme "foutre le bordel pour se faire valoir" ; ben, pourquoi ? (Petite précision pour les non-anglophones frog ou frog eaters signifie dans le charmant dialecte anglo-saxon : français ; bienvenue dans le monde des
grenouilles.)

Sourds.
Oui, les sourds s'insultent aussi, ils sont pas plus bêtes (j'ai failli dire con) que les autres.
La pire insulte pour un sourd (véridique) c'est "ta gueule !", traduction "pouet pouet, camembert, canard" en langue des signes. Sachant que les sourds sont généralement muets (pas toujours) ça pose l'insulte.

Petite dernière pour faire plaisir au Bonze.
"Le football j'aime bien quand la France gagne, sinon c'est des cons en shorts ..."

Une petite dernière pour la route qui nous viens tout droit de Coluche : "sportif".
Ce qui reviendrait à dire que les sportifs ont tout dans les muscles et rien dans la tête, ou dans une interprétation divergente qu'ils prennent les gens pour des cons à gagner des millions pour jouer à la baballe alors que d'autres galèrent dans des boulots de merde pour un salaire de misère.
Mais à part ça, j'aime bien le sport.

Epilogue
Pour "ma petite sa lope en sucre" présente dans le titre, c'est juste une insulte trouvée sur le net et que j'ai trouvé jolie, y'a pas grand chose à en dire.

Je tiens à préciser mes sources pour ce tissus de connerie.
Le livre de Pierre Guiraud "Les gros mots".
Libération (le journal pour emballer les poissons) du 22-23/03.
Les citations en exergue des chapitres sont des "brèves de comptoir" de J.M. Gourio

Maintenant je laisse la parole à un saint homme qui a dit beaucoup de choses et pas que des conneries, mais beaucoup quand même, même si je l'ai pas lu.
"C'est faire preuve de bonne humeur que de lancer quelques légères railleries, non pour déshonorer ou peiner son prochain, mais plutôt pour s'amuser par plaisanterie. On peut donc le faire sans péché, pourvu que l'on observe la retenue convenable (...). Le péché peut n'être que véniel si l'insulte est futile, si elle est
proférée par légèreté d'esprit ou par un léger mouvement de colère, et sans propos délibérer de déshonorer." De là à dire que c'est un plaisir de ce faire traiter de sale con ...
Saint-Thomas d'Aquin "Somme théologique"; la fin, il l'a dit un soir où il était bourré.

Et comme disait Jean Amadou sur Europe 1 la dernière fois :
"Le premier qui me traite de paltoquet ou de maraud, je l'invite à boire un verre."

Tentative de remise à neuf pour pas un rond le 1er avril de l'an de grâce 2005

PS : N'oubliez pas que "on" est un con.

"Je parle pas aux cons !
- Alors tais-toi."

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_______________________________________________
Herbert von Racaille-Ane à écrit:
"Si on plubliait l'annuaire des cons, tout le monde serait surpris"
"On est toujours le con de quelqu'un"
"Quel plaisir subtil pour un non-con que d'être pris pour un con par un con" (ma préférée)

J'auria aimé que tout ça soit de moi. Rendons à César ce qui est à Jules et à San-Antonion son bouquin "Les Cons" d'où sont extraites ces assertions.

Inspiration-conspiration.
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bonbonze à écrit:
La dernière maxime semble furieusement inspirée de celle de Georges Courteline :
"Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet."
Comme quoi, pour paraphraser Lavoisier (Antoine. Dit tonio pour ses intimes) "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se recycle".



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