хороший бонза из мягкой карамели!!

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Le punk-pèlerin
Un matin (encore un matin, matin pour rien), une idée mûrement réfléchie dans les tréfonds de ma cervelle, jaillie telle une source pure (mais pas dans une bouteille plastique). Il fallait que je me barre, de la ville, de ma vie, de mes soucis - une fuite comme disait une copine. Je serais alors un fuyard, un couard. Sûrement mais c'était ça ou je pétais les plombs et décimais un conseil municipal à la kalachnikov ou me prenais pour un martyr aux 70 vierges et j'allais me faire péter au centre commercial du coin (ou à la boucherie casher ou hallal pour changer de victimes).
Bref, partir de la ville, mais sans véhicule (de toute façon ma caisse était en rade), à l'ancienne - peut-être à cheval ou en mule - ah ! merde pour acheter des bestiaux faut des thunes et j'en ai pas.
Je regardais autour de moi, dans l'appartement pas grand-chose, un bouquin sur les chemins de saint-Jacques de Compostelle (qu'est-ce que j'irais foutre en Espagne ? Quoique ?) et un manche à balai, sans le balai - tiens voilà mon baton de marche ...

Je m'en vais donc vous compter les aventures du punk-pèlerin qui a fuit la ville et la civilisation moderne pour renouer le contact avec la nature (ou du moins ce qu'il en reste) et rechercher quelquechose ...

Les faubourgs de la ville, les cages à lapin qui entourent le centre me servaient de paysage quand, sur le périph', je tentais de sortir de la tentaculaire mégalopole. Mes pensées étaient encore à "pourquoi ?".
Je cherchais quoi, là ? La sagesse ? Pourquoi je la trouverais plus dans la brousse que dans la ville ? Puis de toute façon la sagesse c'est pas vendeur de nos jours, la sagesse on la met dans des maisons de retraite parce que ça chie partout, que ça coute des thunes et que c'est chiant. De toutes manières quelle sagesse les vieux peuvent bien nous donner ? Leur monde n'est plus le notre, le notre ne sera jamais le leur. Les quelques conseils que les vieux pouvaient nous donner d'après leur expérience, les conseils des pauvres gens (sans condescendance, ni mépris juste l'ancienne formule pour la France d'en bas) n'ont plus cours aujourd'hui, puis de toutes façons ça nous servirait à rien. Le monde avait changé, pour le meilleur et pour le pire et fallait faire avec. Et moi je fuyait. Peut-être que je me cherchais ?

De stop en stop, je m'approchais de mon but, la campagne, la montagne, la brousse, les paysans, les chêvres, brebis, veaux, vaches, cochons. Des gens assez bizarres, les gens qui prennent les stoppeurs, peut-être que moi aussi je suis bizarre avec mon balai, ma crète de punk, mon cuir sous le soleil. En tout cas les braves gens me prennent pas. La peur, ils ont peur de tout surtout de ce qui est différent. Et pourtant moi aussi j'ai peur, j'ai peur de la normalité. C'est de la normalité qu'est sortie les pires saloperies du vingtième siècle si je ne m'abuse.

J'en étais à ces pensées quand mes pas m'amenèrent devant une ferme, dans un petit village, une des premières fois que je voyait ça. Ben, finalement c'est assez sale la nature, c'est pas comme à la télé. Pas grand monde, et le soleil se couchait. Je regardais ce qu'il me semblait être un coq qui faisait son affaire à une poule. On dit que les lapins sont rapides pour faire zig-zig, mais les coqs c'est rapide et brutal, battement d'ailes de la part des deux partenaires que ça foutait un bordel parmis les autres poules qui se barraient dans tous les sens. Et puis ce con de coq qui pendant le coït donnait des coup de becs sur la tête de la poule. C'est peut-être pour ça qu'on a choisi le coq comme emblème, rapide et brutal même quand il s'agit d'être doux et sensuel. J'étais scotché sur le spectacle, le coq finit son affaire, la poule se barra en courant loin de lui. Et il me vit. Houlà, ce con là me prenais pour un adversaire, faut dire qu'avec ma crète rouge je cherchais les coups là. Il se précipite sur moi et commence à me picorait méchamment, je tente de le virer à coup de pied. Mais cette bestiole se mit en devoir de s'envoler et d'essayer de me picorer les yeux, saloperie - elle commence bien la nature - je battis en retraite précipitamment vers le chemin, c'est pas ici que je trouverais ma pitance ce soir. Le coq cessa de me poursuivre à la sortie du village. J'avais dû sortir de son territoire. Je partis piteux sur le chemin, j'entendis le paysan se marrait, il avait dû voir le combat de coq (enfin surtout un) et ça l'amusait visiblement. Un coq c'est aussi bien qu'un chien de garde, surtout contre un punk à crète rouge. Au prochain village je la rase.



A suivre - peut-être ...

Rajouté une image le 5/2/6... si ça veut bien marcher :s22

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Glon a écrit:
Oui c'est en stocks
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houggy a écrit:
Eh vi, je te l'ai déjà dis : tu es un jeune samouraï qui apprends que la vie est un combat dont la victoire se savoure chaque jour.

Bon appétit ("Qui cherche la aux oeufs, dort", +"Qui dort, dîne", CQFD).
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deuxfoisneuf a écrit:
qu'est-ce qui caractérise les punks et les coqs ? Ce sont des crêtes hein !
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Marcel a écrit:
Franchement si tu voyais la gueule du jeune samouraï, petit scarabée, tu te fendrais la poire. Enfin je dis ça je dis rien, hein...
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Marcel a écrit:
M'en fous j'ai jamais eu de crête...



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