Humour et dérision à tous les étages. Maison fondée au siècle dernier.

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Les fuites de la prose fugace
Pendant ce temps là non loin des nuées ardentes qui grouillaient, bourdonnaient foisonnaient (telles ces augustes fruits de la providence qui vivent dans des terriers en Garenne) ,que l'on tentait vainement d'exterminer par de souples moulinets de bras, ainsi que de solides fouettés de torchon clairsemé de primevères ; une tribu toute entière, recroquevillée devant un foyer chaleureux, s'alimentait de produits innommables tout en beuglant dans une langue inconnue, tentant de reproduire des sons qu'ils espéraient mélodieux, alarmant de par cela les malheureux habitants inhospitaliers de cette belle forêt qui suintait le mystère, et isolait en son antre la pauvre créature chargée d'éradiquer ces odieuses bestioles qui essayaient de peupler les tentes avoisinantes, et qui à elle seule avait établi un branle bas, ne sachant pas encore si l'armée bourdonnante survivrait ou non à ses assauts endiablés ; emplie d'une haine farouche elle s'activait, songeant avec angoisse au repas qu'elle venait d'oublier et à la faim qui commençait à se faire sentir, tout cela pourquoi ? tout simplement pour le confort des benjamins de la bruyante peuplade qui s'égosillait non loin, qui s'en nul doute ne se rendraient même pas compte du sacrifice de jeûne que l'on faisait pour leur bien être, pour qu'ils passent une nuit sans avoir à s'accommoder des coléoptères vampires et autres espèces, sans élytres cette fois, tout aussi barbares et inamicales.

La nuit commençait à tomber sur la forêt et chacun regagnait son logis, certains hagards, pensant qu'ils n'étaient pas près d'aller se coucher, qu'il faudrait encore préparer les festivités du lendemain destinées à amuser les jeunes, d'autres, plus résignés, mais sachant par avance qu'eux non plus ne côtoieraient Morphée avant longtemps, car c'était toujours tentant d'aller vadrouiller, de faire un état des lieux au cas où une vilaine bête sauvage voire un esprit malfaisant aurait tenté de s'approprier la vie ou l'âme de l'un des campeurs. En plus il était bien trop tôt pour aller se pieuter, franchement les monos…(car c'est ainsi qu'on appelait les anciens, eux qui avaient les plus lourdes tâches, veilleurs de nuit, cuistots, organisateurs de " jeux ", chasseurs de cafards et remplaçants temporaires de m'man qu'en ça n'allait pas, qu'on voulait rentrer à la maison, qu'on était en manque de mamie germaine ou du chien Médor)Ainsi, après quelques menues altercations sans grande importance avec Indiana Jones, Action man et Barbie toilettes (qui commençait à souler son monde à vouloir aller pisser toutes les quinze minutes) les ancêtres finissent enfin par regagner leurs tentes, histoire de récupérer un minimum avant que débute une nouvelle et dernière journée au palais des mouches qui piquent, de elle m'a dit un gros mot et d'il m'a tapé.

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morad a écrit:
c bien leela ca se kif
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Ranalza a écrit:
O olz²



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