Humour et dérision à tous les étages. Maison fondée au siècle dernier.

VERS LE BAS DE LA PAGE
L
E
E
L
A

Arlequinesques
La Pervertisation selon Saint Clochepin

« Oh mon père, pourquoi être rentré dans les ordres, pourquoi ? Vous avez à peine 23 ans »
« Afin de ne pas répondre aux pièges que me tend le démon dés que je pose les yeux sur vous. » « Mais ce n'est pas un crime, je vous aime Henry Bernard, et vous aussi je pense, du moins vous me désirez je le lis dans vos yeux. » Henry Bernard détourna le regard du corps parfait qui s'offrait à lui. « Et quelle idée de se promener nue comme Eve dans ma sacristie ! Je devrais vous faire excommunier. »
-Hmmm, regardez-vous mon ami, êtes vous souffrant ? Vous êtes tout rouge ! Allez, cher Père, enlevez votre soutane. »Elle s'approcha de lui, des ombres prometteuses au fond des yeux.
« Hors de ma vue, créature du diable, puissance LuciféRRienne » Encore encombré dans son vêtement officiel, il ne fut pas assez agile pour esquiver les assauts dare-dare de celle qui décidément le poursuivait des plus ardemment, chaque jour que Dieu fit. Il s'effondra donc sur le carrelage, elle, à califourchon sur sa Sainte personne ayant entrepris de le mettre à nu. Notre saint père attrapa une fiole d'eau bénite qu'il avait dans sa poche et entreprit d'en asperger l'esprit sacrilège aux formes si convaincantes. Ce liquide, si béni qu'il fût, n'eu pas plus d'effet que de
l'urine de chien sur un chat. « peRRveRRssion » siffla l'abbé.

FIN

Fée d'hiver ?

L'aurore darda ses premiers rayons de l'horizon vers les marches du perron. Marie Bécassine, assise sur les marches, songeait a d'autres temps, alors que lui, le regard vitreux et le geste las, Laissait son regard vagabonder sur le village à leurs pieds. Elle décida de lui remonter le moral :
« Vous souvenez vous, Joseph, de nos premiers ébats prés du lac ? Les enfants nous apportaient des gâteaux, et nous chantions et nous riions alors. C'était au printemps, il me semble, alors que l'été nous ferme ses portes dorées. »
Toute cette aberrante tirade romantique ne l'affectait que trop peu.
« Demain, j'irai me pendre au Grand Marronnier » ; lâcha-t-il, tout torve qu'il était.

FIN

Le songe d'une nuit presbytérienne

Elle se pencha vers lui, lui sourit, ses yeux brûlants d'un désir quasi palpable. Il glissa les doigts sous le doux tissu de satin bleu qui lui encerclait la taille, aussitôt elle fit glisser ses mains sur son torse vigoureux, elle sentit son cour battre sous ses mains expertes, il l'attira contre lui, senti sa poitrine gonflée de désir se tendre vers lui, il prit ses lèvres, enivré par la passion qui lui chavirait les sens. Leurs corps submergés d'attentes l'un pour l'autre se trouvaient enfin réunis. Lestement, elle lui déboutonna sa chemise, et posa ses lèvres sur la veine qui battait à tout rompre au creux de son cou. Elle se colla à lui, appréciant la chaleur de son corps musclé et tendu de désir, puis s'arrêta un instant surprise de sentir toute l'urgence du désir qui couvait sous ce corps d'Apollon. Alors, elle lui offrit des fraises et les approcha de ses lèvres affamées. Il lui fit connaître les voluptés les plus profondes de sa passion irraisonnée, lui susurrant les plus doux mots d'amour. Lentement, il ôta son attirail, tout en léchant une pastille à la menthe. Elle gémit, ses gémissements se répercutant dans l'église. « mon amour, j'attends ça depuis si longtemps » glacé, il la lâcha, en proie à une déception immense. Elle se redressa, le contemplant du confessionnal « je ne comprends pas » dit-il de sa voix de ténor, entretenue tous les matins par un ouf gobé crû, « cela aurait du marcher cette fois-ci », tristement, elle se rhabilla, frustrée de n'avoir pu cette fois encore éveiller le capricieux appétit de son amant.

FIN


PRECEDENT - SUIVANT



_______________________________________________
Indy à écrit:
Ouaouh! C'est beau et ridicule à la fois, toutes mes ficelles de caleçon!
Non, là, épaté. Bravo.
_______________________________________________
K. à écrit:
Alors là pareil, je suis forcé de m'incliner devant tant de style. Chapeau.
_______________________________________________
obsede-textuel à écrit:
Satan l'habite !
(je sais, c'est éculé, mais bon, j'ai pas trop de N pour autant...)
_______________________________________________
Marcel à écrit:
"Lentement, il ôta son attirail, tout en léchant une pastille à la menthe."
Tout à fait sérieusement - encore que je l'ai pas - pas encore - tester - il paraitrait qu'un nouveau jeu sensuel sucer des bonbons rafraichissants - à la menthe ou au caramel mou c'est vous qui voyiez - vous savez bien le genre de truc qui vous arrache la gueule en vous rafraichissant - avant de faire un calin buccal (buccal et pas oral, rapport à la bouche pas à la voix, quoiqu'un calin oral puisse être marrant - debout les gars reveillez vous il va falloir en mettre un coup.)
Sensation parait-il garantie, j'essaye et je vous en reparle (mais il va vous falloir de la patience devant mon succés actuel )
_______________________________________________
Marcel à écrit:
Errata - et rata - un nouveau jeux sensuel qui consiste à sucer un bonbon rafraichissant fait fureur en ce moment...

_______________________________________________
bonbonze à écrit:
Je confirme, sucer un bonbonze, c'est rafraîchissant
_______________________________________________
Leela à écrit:
Sucer un bonbon(ze) c'est agréable encore faut-il qu'il soit light.
Bien à vous mon cher Bonze



AJOUTER UN COMMENTAIRE
Votre message sera modéré avant sa mise en ligne

PSEUDO



Recopier les chiffres figurants ci dessus:

Smileys
VERS LE HAUT DE LA PAGE


Tri sélectif
Tri alphabétique
Tri par notoriété
- Afficher tout

- Démo des maux de Meaux
- Arlequinesques
- La chèvre
- L’amante religieuse
- Bourrée et non bourrées!
- Je me demande ...
- Vive les poyos !!! (ou encore pure racontage de vie façon leela)
- Les fuites de la prose fugace
- Cornettes
- Sans titre
- Mi j’vois ço j’débande direct (dialecte de Boulognie orientale)
- Sport d'hiver

VERS LE HAUT DE LA PAGE


article lu 8113 fois.