Humour et dérision à tous les étages. Maison fondée au siècle dernier.

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L'été, c'est chiant.
La plupart des individus communs (en tout cas moi, et les autres je m'en fous je suis un sale égoïste) s'accordent pour dire que l'été, c'est chiant (ça, c'est de l'entrée en matière coco !).
Au début, quand on est assez petit pour ne pas se préoccuper des poussées d'acné et des éjaculations précoces, on est plutôt content que l'été arrive. Déjà, l'été on ne va pas à l'école, et on peut s'endormir sur les douces plages de sable fin, entouré de créatures de rêve (à croire qu'il y a des plages réservées pour boudins et tétraplégiques), au lieu de s'assoupir sur le pupitre, entouré de prépubères dont l'occupation principale est de se curer proprement le nez et de coller ça sous la table en résolvant (du moins en essayant) une équation d'un degré déjà plus élevé que celui des plages auxquelles nous allons revenir (tout le monde suit ?). Ensuite, quelquefois, on a la chance de partir en bande vers des tropiques azuréennes, et ainsi échapper au joug parental qui nous écrase toute l'année ; c'est un peu le contraire des moustiques, ils nous font chier tout le temps sauf l'été. Et alors là, c'est la libération, on peut enfin s'amuser sans ces vieux cons qui n'ont aucun sens de l'humour (ou alors pas le nôtre), et même si ça se trouve ils collaboraient en 68 les salauds. Enfin bref, pour les jeunes, pas besoin de soulever les pavés pour trouver la plage, il suffit juste de se taper 8 heures de bagnole, coincés entre Henri Dès et la fabuleuse capacité qu'ont les enfants à vomir dans les virages pour arriver à bronzer à Deauville et choper une mycose, voire un cancer de la peau avec un peu de chance. Alors bien sûr, après, si on est un nouveau riche, on peut se taper 12 heures d'avion, coincés entre la musique d'ascenceur - d'avion - et la fabuleuse capacité qu'ont les saces à vomi de se coincer entre les sièges quand on en a besoin, pour arriver aux Caraïbes et se faire tripoter par une méduse, voire se faire bouffer une jambe par un requin avec un peu de chance.
Quand on en arrive à l'âge où il faut avoir son bac pour (sur)vivre, ou bien une moto plus grosse que celle du voisin (les jeunes aiment bien jouer à "qui c'est qu'a la plus grosse") ; ou pire, à l'âge où l'on se demande quel string portera la secrétaire aujourd'hui, ou bien où l'on se rend compte que les dossiers de la veille étaient à rendre pour le mois dernier, on tombe généralement, d'une part bien bas, mais et surtout d'autre part d'accord pour préférer aux grosses flatulences trop chaudes et sèches de l'été pour détendre les quadragénaires lambda, les douces brises du printemps qui outre les rouleaux du même nom qui remplacent avantageusement ceux de la mer déchaînée que c'est elle qui prend l'homme, c'est pas l'homme qui prend la mère, le père, les frères et les soeurs, oh oh c'est le bonheur, outres ces rouleaux donc, apporte bonheur, fraîcheur (narta), vitalité, et pour les moins chanceux, poussées de bubons au lieu des poussées d'hortensias atrendues (on suit toujours ?). oui, le printemps est déjà beaucoup plus reposant que son aîné l'été. On n'a pas à s'exporter à Caen comme d'autres s'exportent à Auschwitz ou s'importent de Birmanie ; on peut se contenter de flâner sur un banc public où se bécotent des amoureux, qui généralement fuient dès que l'éccordéoniste (qui lui a décidé de s'exporter du RER-C, sans doute fatigué par les clowns en jogging fluo qui lui volent sa clientèle, ou la volent tout court) pointe le bout de sa sébile.
C'est ça le problème avec les pauvres ; autant l'hiver ils meurent gentiment dans les caniveaux (c'est la faute à Rousseau), autant l'été ils s'agglutinent tous en capitale comme des mouches autour des aisselles de Jean-Marie. Et c'est ça qui est vraiment chiant, avec l'été : il y a trop de tout. Trop de chaleur, trop de glande (on ne va pas trop s'en plaindre non plus), trop de pauvres, trop de cons. Enfin pour ces deux dernières motions il faut bien avouer que ça ne change pas trop de d'habitue... On fait ce qu'on peut.


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