хороший бонза из мягкой карамели!!

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Interzone, un étron de W.Burroughs
humeur du 09 mars 2002

e suis allé au théâtre dernièrement. Je ne suis pas sur d’y retourner avant longtemps. La pièce qui se jouait était une comédie. Une comédie est sensé être au minimum amusante. L’humour n’est pas une chose facile.
La comédie en question, non contente de ne faire rire personne, a tout de même eu le mérite de conserver 75 % des spectateurs qui étaient venus voir. 25% se sont échappés par une porte grinçante qui rythmait les départs de ses couinements sinistres.
Moi-même me serais bien tiré, mais j’étais en groupe et sans consensus, pas de départ possible. D’autant que c’est moi qui conduisait.
J’ai donc subi jusqu’à la lie, cette lamentable farce. Je ne pourrais vous raconter l’histoire tant le scénario était indigent. Ni les rebondissements, il n’y en avait pas. Nos acteurs entonnaient de temps à autre quelques instruments discordants branchés sur une sono trop forte sans doute pour réveiller les spectateurs somnolents ou proche d’un coma du à l’ennui.
Une daube intégrale.
Bon qu’un auteur se fourvoie dans l’écriture d’une comédie, admettons.
Que des acteurs, jouent une merde, passe encore, ils sont payés pour ça et on ne leur demande pas d’avoir du goût. Je les félicite même, réussir à jouer ça, et même bien le jouer, devant une salle qui se dépeuple ! Impressionant !
Mais qu’un type produise ça ! ça me laisse sur le cul.
Quoiqu’en y réfléchissant un peu, les gens qui mettent de l’argent là dedans, c’est vous, c’est moi. Théâtre subventionné ça s’appelle. Aucun besoin de plaire au public. Le public, c’est des cons comme moi qui ne comprennent rien à l’Art. Un peu de copinage avec le responsable de la culture d’un théâtre de banlieue et hop, je te fabrique une crotte qui n’aurait jamais vue le jour sans ça.
J’entend déjà gronder les théâtreux qui argumentent que sans subventions, certaines œuvres ne verraient jamais le jour. Peut-être, mais combien d’œuvres pour combien de daubes ?
Certes, la majorité est plus proche du « Big deal » que de « Cyrano », mais à écœurer les amateurs de théâtre avec des spectacles affligeants, que restera-t-il dans les théâtres. La famille des acteurs ?

Sur la plaquette distribuée à l’entrée on pouvait lire « Pièce dérangeante et loufoque qui nous plonge dans l’univers halluciné d’un des grands créateur de notre temps. »
C’est pas dérangeant, c’est chiant.
C’est pas loufoque, c’est nul à chier.
Si c’est ça son univers, il doit pas se marrer tout les jours William Burroughs.
Si c’est ça un grand créateur de notre temps, je veux changer d'époque !

Ce truc se joue dans les banlieues, si vous mettez un pied dans la salle, ça vous portera bonheur, mais moi à votre place j’éviterais.

PS:
Comme il ne faut pas mourir idiot, je me suis renseigné sur l’auteur de la pièce en question. C’est paraît-il un écrivain qui aurait marqué sa génération. Bon pas la mienne, en tout cas. Effectivement il ne doit plus beaucoup se marrer, il est mort

Il ne manquait pas d’humour, car il aurait accidentellement tué sa femme en jouant à Guillaume Tell. C’est ma fois une procédure de divorce rapide économique et efficace.

C’est l’auteur du livre « Le festin nu » je cite :

« Ce livre, longtemps interdit, est devenu légendaire.
Le festin nu est une descente aux enfers de la drogue - morphine, héroïne, cocaïne, opium... Sujétion, délivrance et rechute, tel est le cycle qui constitue l'un des problèmes du monde moderne. Suite d'épisodes enchevêtrés et disparates où se mêlent hallucinations et métamorphoses, clowneries surréalistes et scènes d'horreur à l'état pur, cauchemars et délires poético-scientifiques, érotisme et perversions, Le festin nu est d'une veine à la fois terrifiante, macabre, et d'un comique presque insoutenable. »
Bon je l’ai pas lu, on peux pas tout lire.

De toute manière après avoir vu la pièce, je sais que je ne lirais jamais ce livre, ni un autre du même auteur. Fallait pas m’énerver William.


Le bon bonze

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calcium à écrit:
cher bonbonze comme je comprend ta souffrance.j'ai moi méme lu un bouquin de W .Burroughs et je dois avouer que je ne l'ai jamais terminé.beaucoup le considére en effet comme un génie.par contre,je ne pense pas qu'il ait fait preuve d'humour dans ses oeuvres.Personnellement,je n'aime pas ce qu'il a fait mais je suis literalement fasciné par ce personnage.Sa vie est peut étre la plus étrange et la plus curieuse de ses oeuvres.Ce type est une énigme.il a passé sa vie à se droguer et alors que d'autre sont tombés par overdose,lui,il est mort à 92 ans,pépére,dans sa chambre,entouré de ses chats.En fait sa vie est beaucoup plus humoristique que son oeuvre,mais d'un humour tres noir,voir malsain.Ce cher william avait eu un fils.hélas,le malheureux naquit déja accroc à la came.car la mére que william a flingué accidentellement (?) était une camée confirmée.donc le petit avait sa destinée toute tracée.il fut junkie comme papa.Habitué aux cures de desintoxication à répétitions,william enmena un jour son fils pour le faire décrocher.Quand ils arrivérent devant le docteur,celui ci leur dit :"lequel dois-je inscrire ?" voila le genre d'humour que l'on peut trouver dans sa vie,mais on peut aussi en pleurer.
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bonbonze à écrit:
Enfin il y a toujours Edgar Rice, dans la famille Burrough (Juste un homonyme) sans qui Johnny Weissmuller n'aurait été qu'un champion de natation...
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Marcel à écrit:
Moi-même j'ai essayer de lire le "ticket qui explosa" du sus-dit que je n'ai même pas fini, je doute même de l'avoir commencé... Mais son ecriture étant tellement particulière, il se peut que ce soit la traduction qui laisse à désirer... En fait ce qui m'a le plus plut ce sont les appendice ou il expliquait que passer les bandes de K7 à l'envers expliquait la vie (ou un truc comme ça)... Pour moi il est comme Thimothy Leary : à essayer de lire mais typiquement et presque inexorablement américain...
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eleonore la banane (www.ublog.com/exorcisonsnospenseesimpures) à écrit:
j'ai encore jamais lu Burrough, mais je connais un peu les bouquins de Kerouac et Burrough a dit l'un des trucs les plus représentatifs de la beat generation : "Je n'oublierais jamais la terreur indicible qui glaça mon liquide lymphatique quand le mot honteux parvint dans les méandres de mon esprit torturé : j'étais un homosexuel." Bon la citation exacte ça doit pas être ça, mais c'est un truc dans le genre.
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scorpio à écrit:
Williams Burroughs a surtout écrit des livres sous influences d'héroine et d'autres "hard drugs" .Son oeuvre est une sorte de constat du monde dans lequel il vivait.Les U.S.A du coté de la zone.Voila pourquoi c'est pas un auteur rigolo.Mas tu as raison les programateurs de pièces font sounvent jouer se genre de pièce complètement inaccessibles pour nous
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yugen a écrit:
Ben, il vous reste le film de Cronenberg, Le Festin NU ...
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bonbonze a écrit:
Ben j'suis un peu vacciné, là.
Y a tellement de truc sympa à lire que je ne vois pas l'intérêt de lire des trucs qui pourraient me faire chier
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tailord a écrit:
bande de cons

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bonbonze a écrit:
Enchanté, moi, c'est benoît Bonze
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jeronimo a écrit:
esclavagiste va !
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WSB a écrit:
Vous ne pouvez condamner Le bon Bill parce que vous ne l'avez pas compris. Sa lecture est difficile, mais réellement jouissive et extrêmement comique. Le Festin Nu peut être terriblement drôle, c'est aussi (et avant tout) un livre politique, une critique de tous les systèmes de contrôle (dont la drogue fait partie au premier chef). Burroughs est le maître de la parodie, mais il n'est pas facile d'accès. Alors, si, effectivement, sous pretexte que quelque chose est dur, on ne doit lire que bernard werber, amelie nothomb ou houellebecq, l'avenir de la littérature est bien sombre.
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bonbonze a écrit:
C'est pas que j'ai pas compris, c'est que je me suis fait chier comme c'est pas permis.
Et puis il y a assez à lire pour pouvoir faire l'impasse sur certains auteurs.
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Voltaire a écrit:
Il n'y a pas de bien à se faire du mal
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cornofulgur a écrit:
Dans les films pour représenter un beatnik,
on montre un barbichu coiffé d'un béret massacrant un tam-tam
qui tient un discours incohérent et décousu.
On peut y voir une parodie de Ginsberg ou Burroughs .

Dommage pour ces deux-là, les maîtres de la comédie de l'absurde,
c'est Ionesco et Beckett.
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Baad a écrit:
Je te plussoie Corno.



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