Dans l'espace, personne ne vous entendra rigoler...

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M
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R

Biture
humeur du 27 décembre 2004


a chère E.

Tu te rappelles de cette fille que j’avais remarqué à la fiesta organisée pour ton anniversaire. La belle, blonde et accompagnée par un gros balèze, genre pitbull qui ne la lâchait pas d’une semelle. Pas moyen d’aller la brancher, le mastard l’accompagnait partout et jetait des regards féroces au moindre type qui s’en approchait.

Je m’étais mêlé au groupe dont elle faisait partie et j’avais fait mon numéro de comique (c’est un peu pour ça que tu m’avais invitée aussi), mais malgré mes habituelles ficelles de drague, pas moyen de l’isoler du groupe, son mec veillait au grain.

Tu m’avais donné ses coordonnées et expliqué que je prenais de sacrés risques si je voulais m’en prendre à elle. Son type était un méchant connard d’une jalousie maladive et bien capable de m’envoyer à l’hosto s’il découvrait que je tournais autour de sa copine. Sans compter que ce n’était pas gagné avec elle, vu que tu ne lui avais jamais connu d’aventures, ce qui s’expliquait facilement vu son chien de garde.

J’aime les risques t’avais-je répondu en empochant son numéro.
Je l’appelais le lendemain pendant les heures de boulot. Oui elle me reconnaissait, Non elle ne pouvais pas dîner, son copain n’accepterait jamais. Bien sûr, elle n’était pas obligée de lui dire, mais il la surveillait. Désolé mais ce ne sera pas possible. Elle voyait bien que insistais. Si, si je m’en remettrais. Mais c’était du chantage ! Ah ! j’étais prêt à tout ? Dans ce cas peut-être en début de semaine prochaine, son copain devait s’absenter pour deux jours pour son travail. Oui ça lui changerait les idées. Evidemment amicalement que je n’aille pas me faire des idées. Bon alors d’accord pour mardi soir 20 heures devant l’Opéra Bastille.

Et c’est ainsi que je me retrouvais en face de ce canon sans trop savoir par quel bout la prendre (enfin en ce début de dîner, pour la suite, j’imaginais sans peine). Je ne voyais qu’une solution, la faire picoler un peu pour la décoincer. Aussi, je lui remplissais son verre avant qu’il n’arrive à marée basse et je trinquais abondamment, mais sans boire, pour lui faire écluser son godet.
Ça pour la décoincer, ce fût une réussite, elle parlait de plus en plus fort et rigolait pour un rien. Elle commençait à avoir une bonne cuite. J’avais un peu forcé la dose.

Si l’alcool en petite quantité désinhibe le comportement. Passé une certaine dose, ça vous transforme n’importe quelle princesse de conte de fée en vilaine pochtronne et nous n’allions pas tarder à dépasser ce stade.
Je réglais et l’aidais à remettre, non sans mal, son manteau.

- Ou allons nous, maintenant ?
- Chez moi, prendre un verre.
- Pfff, tu veux me sauter oui !
- Encore lucide à ce que je vois,
lui dis-je en souriant et la prenant par le bras.
Elle était morte de rire pendant tout le trajet.
Arrivée dans l’appart, le lui ôtais son manteau et la coinçais contre le mur.
- Tu veux boire quelque chose ?
- Je crois que j’ai assez bu…
- On va voir ça
et je lui roulais une pelle. Bien que n’ayant jamais essayé, j’eu l’impression de rouler un patin à une tête de veau marinée dans la vinasse, tant pour l’odeur que pour le manque de réaction. Je commençais à lui peloter les seins en enlevant son chemisier. Merde c’était des faux ! Elle ne réagissait ni en bien, ni en mal. Je m’attaquais à son futal qui tomba rapidement. C’est juste vêtu de son string qu’elle me repoussa soudainement pour se précipiter vers la cuvette des chiottes et vomir la plus grande partie de son repas.

Voir une femme quasi nue à genoux devant les toilettes avec du vomi dans ses cheveux enlève de la superbe au plus belles.
Mon coté samaritain repris le dessus, j’allais chercher un peignoir, des serviettes et un fois couverte et essuyée, je lui préparais un Alka-Seltzer et du café fort.
Après quelques autres génuflexions devant la Sainte Chasse, du temps et une bonne douche, elle reprit à peu près forme humaine.
Elle était allongé sur mon lit et j’étais assis à ses cotés à lui tenir la main.

- Tu as toujours envie de moi ? me demanda-t-elle
- Bien sûr !répondis-je. Plus par politesse que par conviction. La séquence à laquelle je venais d’assister m’avait enlevé tout désir envers cette fille et le vernis dont je l’avais paré s’était barré en couille depuis belle lurette.
- Viens dit-elle en ouvrant les draps.
Je passais par la salle de bain récupérer des capotes et traînait un peu avant de revenir dans la chambre. Elle s’était endormie, effondrée par l’alcool et la fatigue.
C’était pas plus mal comme ça. Je me couchais à ses cotés et m’endormis à mon tour.

Je fus réveillé deux heures plus tard par de violents coups donnés à la porte. J’émergeais difficilement. Dans un demi sommeil j’allais ouvrir la porte. C’est le pitbull déchaîné qui me bouscula en vociférant "Ou est-elle ?" Il ne tarda pas à la trouver dans mon pieu et revint m’expliquer sa vision de la vie. La mienne se brouilla rapidement puis j’ai perdu le fil de l’histoire.

C’est pourquoi je t’écris de l’hosto au lieu de t’appeler. Mes lèvres tuméfiées, mes côtes fracassées et mon nez cassé m’empêchent pour quelques jours encore de te donner des nouvelles de vive voix.
La prochaine fois, j’écouterais tes conseils.

Benoît.

Le bon bonze

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La chose morte à écrit:
tu as oublié la moralité :

Il faut toujours avoir une boîte de capotes près du lit.
Certe, tu te serais aussi fait casser la gueule, mais au moins pour quelque chose...

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barnabé à écrit:
Bonne année !
(ça n'a aucun rapport avec la note, je sais, mais je fais ce que je veux, je suis un sauvage)

Vraiment que 2005 soit belle (avec des gros n.)
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typyk à écrit:
OUh c long...

ca fais mal einh ?
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bonbonze à écrit:
A ne pas me méfier de tout,J'en suis tout tuméfié
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jeronimo a écrit:
waï, mais pourquoi ne pas lui avoir expliqué à toi, TA vision des choses ?
une bonne castagne dans les roubignolles et le drole s'en retournerait avec la voix chantante !
toi qui a fait un peu de martial, ca aurait été possible non ?
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bonbonze a écrit:
La culpabilité mon brave monsieur est un fardeau...



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