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Le rapport du Pentagone.
... Le résultat en est un rapport non classé, achevé à la fin de l'année dernière et que le Pentagone a accepté de partager avec le magazine FORTUNE. Ce rapport ne prétend pas être une prévision. Il s'agit plutôt d'une esquisse de scénario dramatique mais plausible afin d'aider les planificateurs à réfléchir sur des stratégies pour faire face à la situation. En voici une version abrégée :

Un arrêt total du conveyor (courant régulateur de l'océan) pourrait provoquer l'arrivée d'un froid intense, comme à l'ère du Dryas Récent, époque à laquelle les icebergs sont apparus aussi loin dans le sud que la côte du Portugal. Ou bien le conveyor ne pourrait que temporairement ralentir, ayant pour possible conséquence l'arrivée d'une ère semblable à « l'Age de la petite glaciation », époque entre 1300 et 1850 ayant connu des hivers durs, de violentes tempêtes et des sécheresses. Les extrémités climatiques de cette période ont entraîné de terrifiantes famines, mais comparé aux conditions à l'époque du Dryas Récent, c'était encore doux.

Pour des questions d'organisation, il est compréhensif de se concentrer sur les effets d'un brusque changement climatique à moyen terme. Après un siècle de temps froid, sec, venteux à travers l'hémisphère nord, apparu de façon soudaine il y a 8.200 ans, la facture était salée - la rigueur de cette époque se situait entre celle du Dryas Récent et celle de « l'Age de la petite glaciation ». On pense que cet événement a pu être déclenché par l'effondrement du conveyor, à la suite d'une période de réchauffement des températures, pas très différente du réchauffement global actuel. Supposez que cela se reproduit, en commençant en 2010. Voici quelques unes des choses qui pourraient arriver d'ici 2020 :

Au début, les changements sont facilement confondus avec les variations normales du temps -permettant aux sceptiques de les écarter comme une « interférence » de peu d'importance et laissant ainsi les politiques et le public paralysés d'incertitude. Mais d'ici 2020 il y a peu de doutes que quelque chose de radical ne soit en train de se produire. La température moyenne a baissé jusqu'à cinq degrés Fahrenheit de moins dans quelques régions de l'Amérique du Nord et de l'Asie et jusqu'à moins six degrés dans certaines parties de l'Europe. (En comparaison, la température moyenne au-dessus de l'Atlantique nord pendant la dernière période glaciaire était de dix à 15 degrés inférieure à celle d'aujourd'hui.) Les sécheresses massives ont commencé dans les zones agricoles vitales. La moyenne pluviométrique annuelle est tombée de presque 30% en Europe du nord, et son climat s'approche plus de celui de la Sibérie.

Les orages violents sont de plus en plus habituels au fur et à mesure que le conveyor devient vacillant sur le chemin de l'effondrement. Une tempête particulièrement violente pousse l'océan qui brise et passe à travers les digues en Hollande, rendant inhabitables les villes côtières telles que La Haye. En Californie, les digues de l'île du delta, dans la région du fleuve Sacramento, ont des brèches, ce qui perturbe le système du transport de l'eau du nord au sud par aqueduc.

De gigantesques sécheresses affligent les Etats Unis, particulièrement dans les états du sud, s'accompagnant de vents qui sont en moyenne 15% plus violents que maintenant, provoquant de vastes tempêtes de poussière et la disparition des sols. Pourtant, les Etats-Unis sont mieux placés pour faire face à la situation que la plupart des nations, grâce à la diversité de leurs sols et de leurs climats, à sa richesse, sa technologie ainsi que ses abondantes ressources. Il y a cependant le revers de la médaille : cela creuse l'écart entre 'ceux qui ont et ceux qui n'ont pas' et favorise le pointage de doigts belliqueux en direction de l'Amérique.

Se repliant sur eux-mêmes, les Etats-Unis cherchent efficacement à construire une forteresse pour préserver leurs ressources. La protection des frontières est renforcée pour repousser les immigrés mourants de faim venus du Mexique, d'Amérique du Sud, et des îles Caraïbes - des vagues de boat-people en particulier posent de sérieux problèmes. La tension entre l'Amérique et le Mexique monte lorsque les Etats-Unis dénoncent un traité datant de 1944 garantissant l'écoulement de l'eau du fleuve Colorado vers le Mexique. L'Amérique, afin de répondre à sa propre demande croissante en énergie, est contrainte de prendre des options coûteuses économiquement et politiquement, incluant l'énergie nucléaire et d'onéreux contrats passés avec le Moyen-Orient. Pourtant elle survit sans pertes catastrophiques.

L'Europe, la plus durement touchée par la baisse des températures, lutte pour faire face à l'arrivée d'immigrés venus de Scandinavie, cherchant au sud un climat plus chaud. L'Europe du sud est cernée par des réfugiés venus de pays gravement touchés en Afrique et ailleurs. Mais la richesse de l'Europe de l'ouest aide à jouer un rôle tampon pour éviter la catastrophe.

La taille et les ressources de l'Australie l'aident à faire face, de même que sa situation géographique - l'arrêt du conveyor affecte principalement l'hémisphère nord. Le Japon a moins de ressources mais peut compter sur sa cohésion sociale pour faire face - son gouvernement peut amener l'ensemble de sa population à des changements de comportement afin de préserver les ressources.

Son énorme quantité de population et les besoins en nourriture rendent la Chine particulièrement vulnérable. Elle est frappée par des pluies de mousson de plus en plus imprévisibles, qui provoquent des inondations dévastatrices dans des régions ravagées par la sécheresse. D'autres régions d'Asie et d'Afrique de l'Est sont pareillement touchées. La plus grande partie du Bangladesh devient presque inhabitable en raison de la montée du niveau de la mer, ce qui contamine les réserves d'eau à l'intérieur du pays. Les pays dont les divergences engendrent déjà des conflits, tels que l'Inde et l'Indonésie, sont à court de maintenir l'ordre intérieur, tout en faisant face à l'ampleur des changements.

En avançant dans la décennie, les pressions pour agir deviennent irrésistibles - l'histoire prouve que toutes les fois où les humains ont fait face à un choix entre mourir de faim ou le pillage, ils pillent. Imaginez les pays de l'Est, qui luttent pour subvenir aux besoins alimentaires de leurs populations, envahissant la Russie - affaiblie par une population déjà en baisse - pour avoir accès à ses minerais et approvisionnements en énergie. Ou imaginez le Japon lorgnant sur les réserves russes voisines de pétrole et de gaz, pour fournir de l'énergie aux usines de dessalement et aux exploitations agricoles, grandes consommatrices d'énergie. Envisagez des accrochages éclatants aux frontières du Pakistan, de l'Inde et de la Chine, pays détenteurs de l'arme nucléaire, à propos des réfugiés, de l'accès aux fleuves qu'ils ont en commun et des terres arables. Ou bien l'Espagne et le Portugal en conflit pour les droits de pêche - le secteur de la pêche étant perturbé partout dans le monde à cause du changement des températures de l'eau, ce qui fait migrer les poissons vers de nouveaux habitats.

Les tensions croissantes engendrent de nouvelles alliances. Le Canada rejoint la forteresse américaine, formant un bloc nord-américain. (Ou alors, le Canada peut chercher à garder pour lui-même son importante puissance hydro-électrique, étranglant les Etats-Unis affamés d'énergie). La Corée du Sud et du Nord s'alignent pour créer une entité au savoir faire technique et possédant l'arme nucléaire. L'Europe forme un bloc vraiment unifié pour limiter les problèmes d'immigration et se protéger contre des agresseurs. Il se peut que la Russie, menacée par des voisins appauvris et en situation désespérée, rejoigne le bloc européen.

La prolifération d'armes nucléaires est inévitable. Les approvisionnements en pétrole s'amenuisent alors que le refroidissement du climat fait grimper la demande. Beaucoup de pays cherchent à consolider leurs approvisionnements en énergie avec l'énergie nucléaire, accélérant la prolifération nucléaire. Le Japon, la Corée du Sud et l'Allemagne développent leurs moyens en armes nucléaire, de même que l'Iran, l'Egypte et la Corée du Nord. Israël, la Chine, l'Inde, et le Pakistan sont également sur le point de faire usage de la bombe.

Implacablement, les changements portent des coups sur la « capacité de soutien » du monde - les ressources naturelles, les organisations sociales et les réseaux économiques qui soutiennent la population. Le progrès technologique et les forces du marché, qui ont longtemps aidé à l'accroissement de la « capacité de soutien » de la terre ne peuvent pas faire grand chose pour repousser la crise - elle est trop répandue et se propage trop vite. La « capacité de soutien » de la planète s'amenuisant, un vieux schéma ressurgit : l'éclatement de guerres désespérées et totales pour la nourriture, l'eau, et les approvisionnements en énergie. Comme l'archéologue Steven LeBlanc de Harvard l'a noté, les guerres pour la possession des ressources étaient la norme jusqu'il y a à environ trois siècles. Quand de tels conflits éclataient, 25% de la population masculine adulte mourait habituellement. A partir du moment où le brusque changement de climat frappe "dans sa propre maison", il se peut qu'encore une fois la vie humaine se réduise à la guerre.

Pendant la décennie passée, des données ont été accumulées indiquant que la possibilité d'un brusque changement climatique est plus forte que ce que la majorité de la communauté scientifique et peut-être toute la communauté politique, n'est préparée à accepter. À la lumière de tels résultats, nous devrions nous demander quand ce brusque changement se produira, quels en seront les impacts, et comment nous pouvons nous y préparer - et non pas s'il se produira vraiment. En fait, les relevés climatiques indiquent que, d'une certaine façon, le brusque changement est inévitable, indépendamment de l'activité humaine. Entre autres, nous devrions :

• Accélérer la recherche sur les forces qui peuvent déclencher le brusque changement climatique, la façon dont il se développe et comment nous saurons que cela est en train d'arriver.

• Commanditer des études sur les scénarios qui pourraient se dérouler, incluant les retombées écologiques, sociales, économiques et politiques sur les régions vivrières vitales.

• Déterminer des stratégies "sans regret ni remord" pour s'assurer un approvisionnement certain en nourriture et en eau et pour assurer notre sécurité nationale.

• Former des équipes pour préparer des réponses à une possible migration massive, ainsi qu'aux manques en nourriture et en eau.

• Explorer des façons de détourner le brusque refroidissement - de nos jours, il semble plus facile de chauffer que de refroidir le climat par l'intermédiaire des activités humaines, ainsi existe-t-il peut-être des solutions "géo-technologiques" réalisables pour empêcher une baisse catastrophique de la température.

En résumé, le risque de brusque changement climatique demeure incertain, et il est très probablement petit. Mais étant donné ses dramatiques conséquences, on devrait élever le débat au-delà de la seule discussion scientifique. Agir maintenant est important, car nous pouvons être capables de réduire la probabilité que cela n'arrive, et nous pouvons certainement mieux nous y préparer si cela se produit. Il est temps de reconnaître que cela est de l'ordre de la sécurité nationale.

La réaction du Pentagone à ce grave rapport n'est pas connue - fidèle à sa réputation de réserve, Andy Marshall a refusé d'être interviewé. Mais le fait qu'il soit impliqué peut être le signe d'un important changement dans le débat sur le réchauffement global. Au moins quelques têtes pensantes, responsables fédéraux peuvent commencer à percevoir le changement de climat moins comme un embêtement politique et d'avantage comme une question qui demande qu'on agisse.

Si tel est le cas, la cause appelant à agir maintenant en ce qui concerne le changement climatique, qui a longtemps eu mauvaise presse à Washington, pourrait obtenir un appui influent, ne serait-ce qu'en coulisses. Il se peut même que des politiciens s'enhardissent à prendre des mesures telles que des restrictions sur les normes d'économie d'énergie pour les nouveaux véhicules particulier, mesure qui, simultanément, réduirait les émissions de gaz à effet de serre, diminuerait la confiance risquée que met l'Amérique vis-à-vis du pétrole de l'OPEP, baisserait son déficit commercial et renflouerait les porte-monnaie des consommateurs. Ah, oui - et donnerait au tourmenté Yoda du Pentagone un peu moins de raisons de s'inquiéter.


fortune.com

Traduction bénévole du rezo des Humains Associés : PR, RI & KT

tiré de PAX HUMANA

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boblebidibul à écrit:
ça n'a aucun rapport, mais c'est ça l'esprit décalé ou l'esprit contradictoire.
Donc, Gore-bonz, cela ne vient pas d'une admiration sans faille de l'auteur à succès Zola ?
A moins que ce ne soit un appétit infini vers un fromage italien.
Non?

Bon, je croyais puisque je pensais: Bore-bonz-zola.
(ok je sors).
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bonbonze à écrit:
Non, non reste, elle est bonne :-) En fait, le nom de la rubrique Gore-bonze m'a été donné par Grosse Fatigue lorsque nous avons créé Contre-courants.
Mais celle là, je la met de coté avec "Mozart est là", ça pourra toujours resservir.
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gypsie a écrit:
bon alors je mets une petite laine ou pas?
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fanfan a écrit:
ben merde alors !
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bonbonze a écrit:
En fait, tout ça c'est un peu des conneries, puisque personne, je dis bien personne n'est capable de faire les moindres prévisions à long termes, pas plus que d'en connaître les résultats.
Mais les gens aiment bien se faire peur, à moins que ce ne soit nos dirigeants...
Les seules prévisions fiables étant celles post évènementiels (et encore), attendons donc...
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hansimschogaloch a écrit:
Selon la Loi de l'Emmerdement Maximum:
Tout ce qui est susceptible de mal tourner, tournera nécessairement mal. Et s'il existe plusieurs façons pour les choses de mal se passer, c'est celle qui fera le plus de dégâts qui se produira.
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Ranalza a écrit:
Dommage vendredi ya le marché
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Ranalza a écrit:
OH YEAR
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Maurice a écrit:
Mais pourquoi ils arrivent pas à prévoir le temps qu'il fera dans une semaine, bordel!
Ils arrivent bien à prévoir celui qu'il fera dans 100 ans...
Quand la science recontre Mme Soleil, ça donne Al Gore. J'ose meme pas imaginer ce que ça va donner quand elle va rencontrer Paco Rabanne.
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bonbonze a écrit:
Paques aux rabannes, Noël en cabane.
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Lili a écrit:
Le jour où la science rencontrera Paco Rabanne, les extraterrestres seront vêtus en haute couture. (y vont s'la péter).
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LilasPoint a écrit:
Ouf ! J'ai mis presque autant de temps à lire ce billet qu'à regarder le film "Le jour d'après". Même scénario (en mieux développé ici), sauf que dans le film la moitié des américains migrent au sud. Surgélation instantanée pour les autres. (Les extraterrestres mangeront du Vivagel, beuh)
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bonbonze a écrit:
Le film du moment c'est "Home", d'Arthus Bertrand, l'Hélicolo. (Il ne se déplace qu'en hélico, ce con là)...
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pipelette a écrit:
Arthus go home !...
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pepejul a écrit:
ici on voit fondre le Groenland ! : clique-ici
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calimero a écrit:
mouais moi ce que j'en dis c'est que les blanc vont pas aimé!
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charlesattend a écrit:
L'Europe, la plus durement touchée par la baisse des températures, lutte pour faire face à l'arrivée d'immigrés venus de Scandinavie, cherchant au sud un climat plus chaud.
Ca a déjà commencé : Eva Joly se présente aux éléctions..
LA FIN DU MONDE EST PROCHE

(décembre 2012, je crois.)
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marsupilamie a écrit:
va y avoir comme un mascaret ...........



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